4 questions à une psy pour comprendre la dépression mélancolique

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La dépression est devenue une véritable préoccupation de santé publique, car ses effets sont de plus en plus dévastateurs. Si elle prend de nombreuses formes, la dépression mélancolique reste à ce jour la plus délicate. En effet, c’est la résultante d’un mal-être profond, de frustrations intérieures. Et comme on pouvait s’y attendre, elle est sournoise et détruit à petit feu. La dépression mélancolique est le stade le plus élevé de la dépression. La psychopraticienne Géraldyne Prévot-Gigant nous explique tout.

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Les symptômes de la dépression mélancolique  

Une faible forme physique

« Il arrive en première ligne accompagné d’un sentiment de vide, de manque d’intérêt, d’une perte de confiance en soi, d’un abattement, et d’un grand découragement. Tout ce qui auparavant suscitait de l’intérêt est à présent sans saveur et toutes les corvées que nous exécutions sans rechigner semblent des montagnes infranchissables ». 

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La mélancolie 

« Il s’agit bien entendu du sentiment qui nous gouverne et qui ne nous quitte plus, dépassant la douleur physique ».

Un bouleversement alimentaire 

« Le manque de désir et l’abattement entraînent une perte d’appétit, nous n’avons envie de rien. Ou à contrario, le sentiment de vide nous amène à manger plus que de raison ».

Un surplus de sommeil ou des insomnies 

« Nous prenons refuge dans le sommeil, ne voulant, et ne pouvant pas nous réveiller tant la réalité est douloureuse. Au contraire, il se peut que l’on ne dorme plus tant la souffrance est grande ».  

La nervosité, l’irritabilité 

La colère nous envahit, nous perdons patience et devenons très susceptible. Forcément, le raisonnement est dilué et la concentration en prend un coup.

4 questions à Géraldyne Prévot-Gigant

  1. Quelle est la différence entre la dépression mélancolique et les autres dépressions ?  

« Elle est à différentier de la dépression réactionnelle (en réaction à un choc), de la dépression d’épuisement (suite à une très longue période de stress), de la dépression hivernale (manque de lumière, chute de vitamine D), de la dépression souriante (dépression masquée derrière un sourire de façade.) La forme de dépression mélancolique est la plus grave car très haute en intensité et de surcroit plus longue à guérir entrainant souvent des tentatives de suicide. Elle nécessite un suivi sérieux et régulier ».  

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  1. Être mélancolique, est-ce être triste ?

« La mélancolie n’est pas un simple coup de blues. On peut dire que la mélancolie est une tristesse décuplée entraînant une souffrance morale extrême. Elle devient pathologique quand elle dure dans le temps, quand elle nous handicape et nous empêche de vivre, quand la souffrance est si grande que mettre fin à nos jours est le seul futur possible. La tristesse en revanche est de courte durée, sur un sujet bien précis. Elle dure le temps du deuil, de l’intégration des informations et de l’acceptation des évènements de vie ».  

  1. Quelles en sont les causes ?   

« À la différence de la dépression dite « classique », la dépression mélancolique n’a pas de cause réellement identifiée. Elle pourra devenir visible à la suite d’un évènement marquant ou traumatique. En thérapie, le dépressif aura des pistes de compréhension comme, peut-être, la dimension héréditaire ou les conséquences d’un trouble bipolaire ou psychotique ».  

  1. Est-ce que ça se soigne ? Si oui, comment ?  

« La prise en charge devra être rapide dès les premiers symptômes et suivie de près par un médecin psychiatre. Le traitement se fera bien entendu à l’aide d’un support médicamenteux mais aussi d’une indispensable psychothérapie qui permettra à la personne de se sentir entendue, comprise et soutenue. Cela sera également l’occasion pour elle d’approfondir les raisons de sa dépression puis d’envisager une vie après cet épisode ».  

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