Confidence de People « Oui, je suis du genre à me battre ! »

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Actuellement en tournée avec son Karma Tour, la chanteuse Hélène Ségara n’en finit plus de briller. Même si elle vit aujourd’hui avec une dégénérescence musculaire qui la fait souffrir depuis 10 ans déjà, l’artiste n’a pas l’intention de laisser du terrain. Elle nous livre dans un entretien, ce qui fait d’elle une femme forte et dotée d’un mental à toutes épreuves. 

Hélène segara

Si vous deviez donner le secret d’une carrière longue à un débutant, que lui diriez-vous ?

« Hélène Ségara : Qu’on récolte ce qu’on sème. Je n’aurais pas tenu aussi longtemps dans ce métier si je n’avais pas été respectueuse avec ceux que j’ai croisés. Dès que j’ai été connue, j’ai été là pour des stagiaires qui avaient besoin d’un coup de pouce. Quand ils ont grimpé les échelons par la suite, ils s’en sont souvenus. Quand on manque de gentillesse, quand on bouscule les autres, on le paye ensuite. C’est une question de karma… »

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Vous trouvez encore des challenges à vous fixer ?

« Bien sûr. Il faut savoir se projeter. Comme j’aime bien être une sorte de porte-parole culturelle et artistique de la francophonie, puisque je chante en dix langues, idéalement, je me verrais bien conquérir l’Asie. Le Japon ou la Corée m’attirent… D’autant qu’aujourd’hui, je quitte la maison avec moins de culpabilité puisque mes trois enfants – Raphaël, né en 1990, Matteo en 2003 et Maya en 2004 – sont désormais grands ».

Quelle mère êtes-vous ?

« Je ne suis pas une maman cool. Je suis exigeante, comme le veulent mes origines italiennes. J’ai veillé à ce que mes enfants respectent les horaires des repas, à ce qu’ils soient bien élevés. Et à ce qu’ils me tiennent au courant lorsqu’ils sortaient. Quand les enfants grandissent, ensuite, il faut les laisser s’épanouir à leur façon. Ce qui est certain, c’est que le bonheur passe par la famille. Elle constitue le noyau. Les entourages, on les voit disparaître, à quelques exceptions près, quand on a des problèmes sérieux, alors il faut savoir où sont ses piliers. La famille est le plus sûr d’entre eux ».

Vous avez des ennuis de santé. Comment surmonte-t-on les baisses de moral qui peuvent les accompagner ?

« Je crois qu’on gagne à faire un travail de réflexion sur soi-même. C’est ce que j’ai fait seule, sans psychothérapie mais armée de la forme de mysticisme qui est la mienne depuis toujours ; un mélange personnel de visions et d’intuitions. Je me suis penchée longuement sur le sens de mon existence. Dans une vie, si on y pense, il y a trois choses qui sont difficiles à dire : « Je t’aime », « Je suis désolée » et « J’ai besoin d’aide ». Pour moi, de ces trois-là, la plus compliquée a toujours été de demander de l’aide. J’ai dû apprendre à pouvoir me reposer sur mes proches. Alors que jusque-là, c’était moi la personne forte. Accepter ses propres faiblesses est un exercice délicat mais j’ai une qualité : celle de rester positive ».

Vous l’avez toujours été ?

« Oui, je suis du genre à me battre. A 22 ans, j’habitais un 15 mètres carrés avec mon fils Raphaël. J’étais mère célibataire. Si je n’avais pas eu l’espoir que ma situation allait s’améliorer, je n’en serais pas là. D’ailleurs, j’ai commencé à écrire un livre sur le sujet – les méthodes pour rester positif et croire en soi – parce que ça m’intéresse. J’ai beaucoup appris au fil des épreuves. J’aime savoir que je peux puiser en moi en trouvant le courage de rebondir chaque fois que je touche le fond. Il y a quelques mois, je me suis interrompue dans la rédaction de cet ouvrage parce que cela faisait resurgir trop d’émotions. Il faut que je trouve une façon de me livrer sans me dévoiler entièrement, le juste équilibre. Ce qui est certain, c’est que je ne me suis jamais sentie aussi forte que depuis que j’ai eu un genou à terre avec mes ennuis de santé ».

Vous vous assumez mieux aujourd’hui ?

« Il me semble. Notamment, je revendique une hypersensibilité qu’il m’arrive de dissimuler derrière une armure protectrice. Nous vivons dans une société qui nous déshumanise, or je veux rester à l’écoute. Je suis très sentimentale, très romantique. Et pourquoi pas ? Beaucoup trichent avec les sentiments, j’essaye de ne pas le faire. D’ailleurs, j’ai un mari qui, depuis vingt-deux ans que nous sommes ensemble, a toujours été conscient de l’intensité de mes attentes. Je ne veux pas d’une histoire banale. La bonne personne, dans la vie, c’est celle à qui on ne cache pas ses failles. On peut dire ce qu’on voudra, célébrer le cynisme ou le pragmatisme, je suis persuadée que les gens rêvent tous secrètement du sentiment profond qu’engendre le grand amour ».

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