La maison d’arrêt du Mans la plus peuplée de l’Ouest se tourne vers le syndicat pénitentiaire

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Le syndicat pénitentiaire Snepap-Fsu tire la sonnette d’alarme face aux conditions de détention des prisonniers dans l’enceinte de la maison d’arrêt de Coulaines (Le Mans). Il interpelle notamment sur le taux de densité carcérale anormalement élevé dans ce pénitencier.

La maison d'arrêt du Mans

Une densité carcérale record

La maison d’arrêt des Croisettes à Coulaines, non loin du Mans, affiche un taux de densité carcérale vertigineux. Si l’on s’en tient aux chiffres officiels (ministère de la justice), cette prison comptait au 1er octobre plus de 620 détenus pour une capacité maximale de 399 places. Ce qui signifie que l’établissement propose un taux d’occupation de l’ordre de 155%.

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D’ailleurs, si on prend juste la population carcérale de la maison d’arrêt uniquement, ce taux s’envole à 168% au 31 octobre. « En réalité, on est à 168% ce 31 octobre si on considère uniquement la maison d’arrêt et pas les autres secteurs comme le quartier de semi-liberté » affirme Vincent Le Dimeet, par ailleurs membre du syndicat pénitentiaire Snepap-FSU. En clair, la maison d’arrêt a atteint des chiffres inégalés depuis son ouverture il y’a 12 ans aujourd’hui. Avec plus de 576 détenus pour 359 places disponibles, la situation semble critique, assure le syndicaliste.

Des centaines de prisonniers de prisonniers dorment au sol

La maison d’arrêt du Mans est de loin la plus surpeuplée de tout l’Ouest de la France. À en croire le délégué syndical Vincent le Dimeet : « la maison d’arrêt la plus surpeuplée de tout l’Ouest, davantage que Nantes, Rennes ou Le Havre », une situation qui devrait interpeller les autorités à l’effet de prendre des mesures adaptées. Il préconise d’ailleurs que certains détenus soient relocalisés vers des établissements moins surpeuplés de la Sarthe. « Au Mans, on a aussi des personnes détenues condamnées à des peines de plus de deux ans dont la place n’est pas en maison d’arrêt. Mais on nous refuse des transferts vers le centre de détention d’Argentan pour y placer des détenus de Paris » dénonce V. Dimeet.

Certaines cellules se retrouvent avec plus de 4 détenus et la maison d’arrêt compte « plus d’une centaine de matelas au sol. Les textes ne sont pas respectés, des prévenus se retrouvent mélangés avec des personnes condamnées, ça devient ingérable pour tout le monde », toujours selon le délégué syndical.

Le nouveau bâtiment tarde à venir

Pour remédier à cette surpopulation carcérale, il a été initié la construction d’une structure d’accompagnement vers la sortie (SAS), avec une capacité maximale de 90 places. Malheureusement, son ouverture aux détenus est repoussée à septembre 2023, à cause des retards de chantier. Le syndicat pénitentiaire quant à lui prévient : « Il ne faudrait pas que la SAS devienne un moyen de faire baisser artificiellement la surpopulation de la maison d’arrêt. Cette structure s’adresse à des personnes avec un profil particulier, qui peuvent s’insérer dans un parcours précis ».

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Vivement que des mesures soient prises pour dépeupler la maison d’arrêt et permettre aux détenus de vivre dans des conditions humaines et  acceptables.

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