Taxe foncière : après Paris, d’autres villes n’excluent pas une augmentation

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Déjà bousculées par la flambée des prix de l’énergie, les collectivités doivent aujourd’hui trouver des alternatives pour espérer maintenir leurs recettes en hausse.

Taxe foncière

Taxe foncière : une hausse généralisée ?

Tout est parti de l’annonce de la Maire de Paris Anne Hidalgo d’augmenter l’impôt local pour l’exercice 2023 de 13,5 à 20,5. Naturellement, cette mesure de la cheffe de l’exécutif municipal parisien n’a pas tardé de faire réagir, commençant par son propre conseil municipal. Par ailleurs, avec cette décision, doit-on s’attendre à une augmentation généralisée dans d’autres villes de France ?

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En effet, il faut savoir que cette hausse n’est pas la première du genre, car en 2022 déjà, la taxe foncière avait été revalorisée. Avec +3,4% de revalorisation automatique correspondant à la première partie et +1,3% pour la seconde. Une augmentation jugée comme la « plus forte revalorisation depuis 1989 » par l’UNPI (Union Nationale des Propriétaires Immobiliers).

En plus de la ville de Paris, d’autres villes connaissent actuellement une hausse substantielle de l’impôt local. C’est le cas de Poissy avec +23,9%, Mantes-la-Jolie +22,2%, Martigues +19%, Marseille +16,3 et Tours +16%. Même si le coprésident de la commission des finances de l’Association des maires de France tente de minimiser ce phénomène en déclarant que ces cas sont minoritaires, il faut noter que la tendance tend clairement à se généraliser à toutes les autres villes. Concrètement, compte tenu de l’inflation, on s’attend à une hausse mécanique autours de 6%. Par contre plusieurs villes annoncent des augmentations qui vont largement au-delà de ce seuil, avec une possibilité que ça continue de grimper en 2023.

Une flambée vertigineuse des prix de l’énergie

Si la plupart des maires tardent à faire des annonces dans ce sens, c’est principalement lié au fait que tous attendent la réaction de l’UE (Union Européenne) sur la régulation des coûts de l’énergie. C’est ce qu’a notamment laissé entendre Antoine Homé, maire de Wittenheim (Haut-Rhin) : « L’immensité des maires n’ont pas pris de décision, parce qu’ils sont dans le brouillard ». Cette situation ne pourra pas cependant être tenable plus longtemps, selon le maire « Mais si les fondamentaux ne changent pas d’ici au printemps, poursuit le maire de Wittenheim (Haut-Rhin), cela peut contraindre les maires à agir sur la fiscalité ».

Les collectivités souffrent amèrement de cette folle augmentation des prix de l’énergie, ce qui a le don d’irriter Antoine Homé qui pense que « c’est une calamité qui s’abat sur les collectivités ». Surtout que ces dernières doivent encore faire face à l’inflation qui sévit actuellement dans d’autres secteurs d’activité. On comprend donc que pour certaines mairies, la hausse de la taxe foncière se présente comme une solution.

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